Écrit par SC le 1/06/2008
Je viens d’être tagué par Madame Chalotte. Une nouvelle tague. C’est chouette quand on peut encore en tracer l’origine. Cette tague lui venait de Nibelheim qui n’avait pas été tagué mais qui s’est inspiré soit de Heri, soit de Romanza, qui est à l’origine de cette tague datée du 26 mai.
C’est avec plaisir que je répond à son appel
Où et quand ?
Je lis dans l’autobus. Trois courts trajets que je réalise quotidiennement entre chez moi et le métro. Une autobus bondée le matin à 8h00 par les travailleurs et en fin d’après midi par les jeunes de trois écoles secondaires près de chez moi. J’arrive à me frayer un chemin jusqu’à derrière et quand je suis chanceuse, je me trouve une place. Merci aux auteurs qui m’accompagnent et qui réussissent à me faire oublier cette foule bruyante et les trafics de l’heure de pointe. Je ne pourrais pas faire sans eux.
Sinon, je lis dans mon lit. Mon île. Mon chien s’étend de tout son long à mes côtés et mon chat me réchauffe les pieds. Quelquefois mon fils vient nous rejoindre avec l’une de ses bd’s. Tous les quatre dans le lit, on lit en famille. Le bonheur.
Comment je choisis mes lectures ?
90% du temps, je ne choisis pas mes lectures. Je lis pour Claude, je lis pour les auteurs qui m’envoient leur roman, je lis pour le baladodiffuseur… Je ne tiens plus de PAL, je lis tout ce qui me tombe sur la main. Ça ne veut pas dire que ces lectures ne me plaisent pas, au contraire, beaucoup de ces lectures me contentent. Si je choisi de faire ainsi c’est que j’en retire une satisfaction. J’explore ainsi les anciennes publications et je découvre quelques nouveaux auteurs.
Le 10% restant se sont des choix personnels. Toujours des auteurs que j’ai envie d’explorer un peu plus. Mes choix se basent alors sur le sujet, la couverture, l’épaisseur du livre, le style d’écriture, les nominations qu’il a eu.
Quel style de lecture ?
Je suis attirée par la science-fiction, quelquefois la fantasy et plus rarement le fantastique. J’aime le roman historique. Je dois retrouver dans les livres, quel qu’en soit le genre fictionnel une réflexion historique et sociologique. Des mondes construits de toutes pièces sur des jalons politiques, une histoire singulière, des archétypes symboliques se référants à l’histoire de l’humanité ou la transgressant. La fiction me permet de réfléchir sur la condition humaine, remettre mon monde en question, prendre du recul, m’en détacher pour mieux revenir en force et poser des gestes concrets ou simplement expérimenter des solutions. Je suis rebelle au plus profond de moi et je crois toujours qu’on peut faire mieux, s’améliorer, changer. Environnementaliste, pacifiste, idéaliste, je trouve dans la fiction mes inspirations philosophiques.
Qu’est-ce que j’attends de mes lectures ?
Je veux transcender, sortir de mon corps, communier avec l’univers. Tout mon être est restreint dans une petite carcasse qui limite mes déplacements dans l’espace et le temps. La lecture élargit mon univers intérieur, l’enrichit de montagnes, de rivières, de jardins, de châteaux et d’êtres qui prennent des formes et des couleurs singulières. J’absorbe mes lectures et j’assimile tout. Je deviens alors une exploratrice dans un univers personnel en expansion. J’attends des auteurs que je lis qu’ils soient aussi riches, originaux, lumineux et vastes que je peux l’être, et plus encore.
Mes petites manies ?
- Je manque de bibliothèques. Les livres traînent et s’accumulent partout chez moi, sur toutes les tables, les bureaux, les armoires. Quel que soit l’endroit ou je pose le regard, un livre m’attend.
- Gare à celui qui vient déranger mes lectures, je ne réponds plus de mes actes. Quand je suis absorbé dans un bon roman, plus rien n’existe autour de moi. Je ne dors plus, ne mange plus, ne respire plus. Je perds complètement mon sens des responsabilités.
- Je rêve des livres que je lis. Je deviens un personnage dans un univers créé par un auteur, distordu par mon imagination. Il m’arrive même de me réveiller sur un fou rire incontrôlable. C’est fou ce que je peux créer à partir de tous ces scénarios. J’en rougis :)))
Je refile la tague à La tourneuse de page, Malice, Catherine, Jules et Venise. Toutes des blogueuses dont j’apprécie l’écriture. Ne vous sentez pas obligé d’y répondre, libre à vous d’y participer.
Catégorie : Listes à gogo
Écrit par SC le 17/05/2008
Désolé de ce retour tardif, j’étais partie me balader. Je veux juste glisser un petit mot pour qualifier le dernier Boréal : Rafraîchissant!
De nouvelles têtes sur les panels, une tentative de mobiliser la relève, des remises en question qui tiennent comptes de la nouvelle réalité du milieu, des projets en développement, un prix avec une nouvelle réglementation… “À vos armes” était le slogan de Boréal cette année et on a vraiment senti cette mobilisation. Je lève mon chapeau aux organisateurs Jean-Louis Trudel et Christian Sauvé, aux membres du CA de SFSF Boréal et aux bénévoles.
J’ai rencontré pour la première fois beaucoup de nouvelles têtes, Alain Jetté, François Bellavance, Josée Lepire, Steve Laflamme, François-Bernard Tremblay, Julie Martel, Philippe Navarro, René Beaulieu et Nathalie Faure, Julie Ray et d’autres encore, ainsi que des gens que j’avais rencontré deux ou trois fois comme ça, mais avec qui j’échange beaucoup par courriels ou par blogues. Mathieu, Guillaume, Jonathan, Christian, Jean-Louis, Joël, Émilie, Claude, René Walling, Dominic, tous des gens que j’apprécie beaucoup. Un nombre impressionnant de lecteurs et lectrices ont aussi participés, j’avais écrit leur prénom sur un bout de papier que j’ai perdue :))) Je retiens Tieu Thuy, une jeune Vietnamienne qui m’a envoyée une petite salutation par courriel. Sympa. J’arrête là avant de me faire qualifier de ma-tante par Daniel lolol dont je souligne que la présence nous a manqué au Congrès.
J’étais sur deux tables, samedi à 13h et dimanche 15h. “Lu, vu, joué et recommandé” une table avec René Walling, François Bernard Tremblay, Steve Laflamme et all, car nous partagions notre table avec le public peu nombreux parce que deux grosses tables étaient sur la même plage horaire. J’ai noté plusieurs des recommandations et de mon côté j’ai présenté des bd’s et des dossiers que quelques artistes peintres avaient eu la gentillesse de me faire parvenir un peu plus tôt. J’ai malheureusement manqué de temps pour montrer tout ce que j’avais. La table du dimanche “Promouvoir la SFFQ dans le monde” était aussi intéressante, mais le sujet était trop large. Chacun y allait de son interprétation. Moi qui m’intéresse aux technologies et l’information, j’en tenais pas trop large à côté d’un René Beaulieu volubile et remplis d’expérience. Alain Jetté nous a partagé son expérience personnelle en tant qu’auteur édité par Humanitas et Guillaume Houle, son expérience en tant qu’éditeur pour les Six Brumes. L’animatrice Julie Martel est intervenue de nombreuses fois pour tempérer les ardeurs avec beaucoup d’humour et de spontanéité.
Je suis déçu d’avoir manqué samedi soir la table “Le maltraitement des vieux” avec Francine Pelletier, Joël Champetier, Natasha Beaulieu et Patrick Sénécal ainsi que d’avoir dû me partager dimanche matin entre deux tables qui se chevauchaient, celle d’Élisabeth Vonarburg “Comment j’ai écrit Reine de mémoire” et “Arthur C. Clarke” de Christian Sauvé, David Hartwell et Philippe Navarro, un petit nouveau du milieu qui m’a grandement impressionné par sa maîtrise du sujet et les réflexions qu’il en a fait.
Le Prix Boréal c’est très bien déroulé. La nouvelle réglementation a eu l’effet escompté, soit d’amener un public extérieur à voter. 104 personnes se sont prononcés lors du vote par bulletin électronique. Seulement 6 bulletins de vote ont été rejetés pour cause de doublons ou de destinations douteuses. Je déplore par contre le fait que le 3/5 de ces votes aient été fait par association. Toutefois, la famille et les amis un peu trop zélés de certains auteurs ont très PEU trompés le scrutin, puisqu’ils n’étaient pas sur place pour le vote final. C’est ce PEU qui fait qu’un nouveau comité formé de Guillaume Voisine, Jean-Louis Trudel, Nathalie Faure et moi-même, devra se réunir au courant de l’année pour apporter quelques précisions au règlement. Quoi qu’il en soit, une quarantaine de votes étaient réels, dont la moitié étaient de gens encore inconnus de Boréal, en ceci le vote a été un succès. Ce vote a donné lieu à la liste imprimée distribuée lors du Congrès, un vote final sur place qui a battu des records, une mobilisation. Les Prix ont été décernés dimanche le 11 mai à l’Université Concordia, dans le cadre du Congrès Boréal. Les lauréats sont dans chacune des catégories :
· Meilleur Roman: Joël Champetier, Le voleur des steppes (Alire)
· Meilleure nouvelle ou novella: Laurent McAllister, « Sur la plage des épaves » (Solaris 164)
· Meilleur ouvrage ou essais: Mario Tessier, Les Carnets du Futurible, (Solaris 161-164)
· Meilleure création artistique visuelle ou audiovisuelle: Jacques Lamontagne, Les Druides, 3. La Lance de Lug et Les Contes de l’Ankou, 3. Au Royaume des morts (Soleil Productions)
· Meilleure activité fanique ou semi-professionnelle: Brins d’éternité
· Écriture sur place: Philippe-Aubert Côté
Vous pourrez bientôt lire la nouvelle de Philippe-Aubert Côté dans un prochain numéro de Solaris. Félicitation aux lauréats.
Une table chaude a poussée les organisateurs, plus particulièrement Christian à prendre une décision importante, il s’agit de la table “Hors de Boréal, point de salut…?” à laquelle ont participés Alain Ducharme, Claude Bolduc, Patrick Senécal, Sylvain Hotte et Mathieu Fortin. La trop grande liberté que se donnaient les participants de la liste de discussion SF-Boréal nuisait à Boréal, les participants y tenant des propos auxquels Boréal ne voulait s’associer. Deux nouvelles listes remplacent ainsi SF-Boréal : [boreal-info] qui se veut une liste d’information et [SFFQ-liste] qui en est une de discussion. C’est un changement qui ne fait pas l’unanimité, mais les participants devront s’y adapter. Le monde déteste le changement, c’est pourtant la seule chose qui lui permet de progresser.
Le 25e Congrès de la science-fiction et du fantastique Québécois se clos sur un nouveau souffle, mais aussi dans l’appréhension de ce qu’il deviendra demain. Boréal 2009 sera intégré à la Worldcon montréalaise Anticipation 2009. Prenez le temps de visiter le programme préliminaire, celui-ci s’annonce intéressant.
Catégorie : Plogues
Écrit par SC le 7/05/2008
Lecteurs Québécois récidive en lançant la seconde édition de BiblioLys, le concours du meilleur commentaire.
Afin d’encourager la lecture et la découverte des auteurs Québécois, les participants devront proposer des romans québécois, en sélectionner cinq de la liste, les lire et les commenter. Le meilleur commentateur recevra cinq livres en cadeau et un prix de participation sera tiré. Le concours est ouvert à tous.
Vous trouverez plus d’informations en suivant ce lien.
Catégorie : General
Écrit par SC le 6/05/2008
Quand arrive le moment de m’inscrire à Boréal, je me demande toujours « Mais qu’est-ce que je vais y foutre? ». Je ne suis pas écrivain et je ne crois pas avoir assez de talent et de courage pour le devenir un jour. Je ne suis pas critique littéraire, d‘autres le font tellement mieux que moi. Je ne travaille pas dans le milieu de l’édition, je réalise des petites choses sans importance ici et là, mais rien de rémunérant. Je ne suis personne, si ce n’est qu’une petite mère, tout à fait ordinaire, une exploratrice à la recherche d’une transcendance intellectuelle, une passionné impulsive/expulsive. Une grenouille. Un têtard téteux qui coule dans une eau vive, se retrouve là par hasard, attend, observe, s’accroche, goûte les mots des autres, mord aussi quelquefois. Avec mes petites dents de têtard.
Pourquoi Boréal? Pour rien. Pour tout. Parce ce que je suis curieuse. Je veux tout savoir, surtout ce qui me dépasse. Comment Élisabeth a fait pour écrire un série, ce qui l’a motivé, son processus de création. Comment Éric a réalisé son film. Qu’est ce qui se passe dans la tête de Jean-Louis quand il plane vers d’autres sphères. Joël, Mathieu, Guillaume, Mario, tous Eux. Je veux connaître la couleur des écrivains, leur texture, leur goût. Pourquoi? Parce que je suis, je lis, j’existe. Cachée derrière un livre, je surveille vos moindres gestes. Je vous juge, je pèse vos mots. Je suis le Dieu-Têtard, parasite qui se promène entre vos lignes, gobe vos mots, vos idées, cette partie fragile que vous exposez délibérément au public. Je m’y love. Une intruse qui s’incruste.
Compensation minimale pour ceux qui n’y sont pas.
Catégorie : Lubies & lullabies
Écrit par SC le 22/04/2008
Les trois finalistes du prix Jacques-Brossard 2008 sont maintenant connus. Il s’agit de Joël Champetier pour Le Voleur des steppes (Alire), de Francine Pelletier pour Si l’oiseau meurt (Alire) et d’Élisabeth Vonarburg pour le 5e tome de Reine de mémoire, La Maison d’équité (Alire) et pour les nouvelles Pas de deux (Solaris 163), La Voix qui chantait le cœur du monde (Jazzosphère) et Les Invisibles (Khimaira 11). Le prix Jacques-Brossard sera remis le 10 mai prochain, à 16 h 30, pendant le congrès Boréal.
Source : Passeport pour l’imaginaire
Catégorie : Littérature québécoise, Plogues